Julien Freneix : champion de Mölkky

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Julien Freneix a été sacré champion d’Europe en 2016 et champion de France des clubs de Mölkky en avril 2017 avec son équipe du Stade Olympique Mölkky de Vendôme. Passionné par ce jeu de quilles finlandaises, il participe à de nombreuses compétitions en France et même à l’étranger où il fait connaître le Loir-et-Cher et Vendôme, sa ville natale.

Comment avez-vous découvert le Mölkky ?

Geoffroy (à gauche) et Julien

C’est Geoffroy, un ami, qui m’a fait jouer pour la première fois il y a six ans. Dès la première partie, je suis tombé amoureux du concept et on y jouait tout le temps. Quand on a su qu’il existait des compétitions, on a rapidement voulu y participer pour se confronter à d’autres joueurs. Notre premier tournoi a été les championnats de France à Pacé en Ile-et-Vilaine en 2011.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce jeu ?

Il y a une part de hasard mais surtout beaucoup de stratégie. C’est un peu le même principe que la pétanque mais avec une profondeur tactique bien plus développée. L’esprit convivial me plaît aussi car même en compétition, il y a une bonne ambiance entre tous les joueurs. Il existe une soixantaine d’associations en France donc on revoit souvent les mêmes personnes sur les tournois. Et puis tout le monde peut jouer, autant mes parents que mon fils de neuf ans qui a même déjà participé à deux tournois. D’ailleurs, on se bat pour que le Mölkky ne soit pas considéré comme un sport mais reste un loisir, bon esprit et accessible à tout le monde.

En 2015, vous avez créé le Stade Olympique Mölkky (SOM) à Vendôme, dans quel but ?

On était une dizaine et au départ, on souhaitait former une équipe pour les compétitions et permettre également à tous, adultes et enfants dans le vendômois de découvrir le jeu. J’ai d’ailleurs pu le présenter lors de divers évènements comme le Printemps des Rottes, le Défi 41 ou au festival « Envie de Jeux » à Saint-Aignan. J’ai vécu à Vendôme jusqu’à mes 18 ans, puis j’en suis parti pour suivre mes études supérieures. J’y suis ensuite revenu en 2015 et 2016 pour des raisons professionnelles et en suis reparti pour les mêmes raisons. Cela étant, je suis très attaché à ma ville et mes parents y vivant encore, j’y reviens très régulièrement. Lors de la création de l’association, il était très important à mes yeux de mettre le blason de la ville avec le lion sur le logo du SOM. Cela nous permet de parler et de faire connaître Vendôme lors de tous nos concours.

Qui sont les autres membres de votre équipe ?

Il y a Geoffroy Gourdon avec qui j’ai fait mes études de statisticien en Bretagne et qui habite à Nantes, François Blard qui est juriste sur Paris, Damien Landais, un chef de projet informatique français expatrié sur les terres du jeu en Finlande. D’ailleurs, il participe à tous les tournois locaux là-bas. Et Geoffrey Dobigny, photographe professionnel qui vit à Paris. Nous sommes dispatchés un peu partout donc on s’entraîne principalement chacun de notre côté et on se retrouve pour les compétitions.

De quelle manière vous entraînez-vous ?

Malheureusement beaucoup moins que ce que je souhaiterais à cause de mon travail car j’aimerai y jouer une fois par semaine mais dans les faits, je ne m’entraîne seulement dans la semaine précédant la compétition. Et il y a une sorte de trêve hivernale car même si on peut y jouer en intérieur, un boulodrome sablonneux, c’est l’idéal.

Quelles qualités doit avoir un joueur de Mölkky ?

Il faut bien évidemment de l’adresse, mais aussi un esprit logique et mathématique. Il faut aussi rester concentré sur toute la compétition car pour moi, la régularité est la clé du succès.

Quels titres avez-vous remportés avec votre équipe ?

Championnat d’Europe 2016

Au niveau national, en 2013 j’ai été champion de France avec Geoffroy au Poirée-sur-Vie, en 2015 nous avons fini 3e des championnats de France à Angers, et cette année nous avons été sacrés champions de France des clubs à Orléans. À l’étranger, en 2014, nous avons atteint les demi-finales des championnats du monde en Finlande et en 2016 nous avons été champions d’Europe en Estonie. C’est une fierté bien sûr et un peu un rêve de gosse aussi car dans quel sport pourrions-nous participer à de telles compétitions !? Mais je vous rassure, pas la grosse tête du tout, ce n’est qu’un jeu de potes.

Quels sont vos prochains objectifs ?

Il y a deux compétitions à venir : les 3 et 4 juin, l’ATP Mölkky Tour à Toulouse où je ne participerai pas mais François du SOM va jouer afin de pouvoir concourir à intégrer l’équipe de France pour les championnats du monde, les 19 et 20 août, à Prague, où je ferai le déplacement. En fait, il y a 3 compétitions fédérales qui donnent des points pour représenter ensuite la France au Trophée des Nations : les interclubs qui se jouent par équipe de 4 (vers mi-avril), l’Open de France qui se joue à 2 (vers mi-mai) et l’ATP Tour qui se joue à 3 (vers mi-juin).

Le Mölkky kezako ?

Ce jeu de quilles de bois d’origine finlandaise est accessible à tous. Les joueurs sont placés à trois ou quatre mètres des 12 quilles (numérotées de 1 à 12), disposées d’une manière bien précise. Chacun leur tour, ils lancent le Mölkky (bâton en bois) pour les renverser. Si une seule quille tombe, le joueur marque le nombre de points indiqués sur la quille, mais si plusieurs quilles tombent, il marque autant de points que de quilles renversées. Le vainqueur est le premier à atteindre précisément 50 points.

Plus d’infos :
Facebook
Fédération française de Mölkky : www.ff-molkky.fr

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