À Beauchêne, la céramiste Estelle Dupen rêve ses créations

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lci90_ceramiste3Originaire des Hauts de Seine (92), Estelle Dupen « ne se voyait pourtant pas vivre ailleurs qu’à la campagne. » Elle s’installe tout d’abord à Morée, en 1995, avant d’investir Beauchêne, 180 âmes, en 2010. « Mon mari est originaire du Loir-et-Cher », dit-elle dans son atelier pimpant du cœur de village. Avant de s’intéresser au travail de la terre, Estelle passe un bac option dessin (F 12). Elle intègre ensuite l’École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art (Ensaama). « Au départ, ce qui m’intéressait, c’était la photo, se souvient-elle ; papa avait un laboratoire, il faisait de la photo. » À l’école, elle apprend tout ce qui se rapporte aux arts appliqués : « Ça forge l’esprit. Mais j’ai voulu voir les arts plastiques aussi », dit-elle et poursuit avec une licence en arts plastiques via le Cned (Centre national d’enseignement à distance, NDLR). « C’est en arrivant à Morée que j’ai entrepris ma licence ; j’ai adoré travailler avec le Cned, c’est une vraie révélation de soi-même ! »

L’enseignement via le handicap

lci90_ceramiste5« Très vite, j’ai donné des cours et j’ai travaillé dans le handicap, à Naveil, notamment, à Prépatour ; depuis, j’ai d’autres groupes notamment d’adultes. Je fais ça avec mon ressenti : à travers la terre, on fait passer plus de messages. J’ai animé aussi des ateliers à la Maison botanique de Boursay mais j’ai arrêté pour me consacrer au handicap. On doit s’adapter à la personne, réfléchir, on est riche, on est bousculé dans nos a priori. Les personnes touchées par le handicap ont une autre façon de créer ; je les aide dans des moments sympas, je suis dans le bien-être avec eux, ils me le rendent, c’est très fort. »

Des créations variées

lci90_ceramiste2« J’ai besoin aussi de travailler seule, j’ai fait des choix. On ne fait pas ce métier-là que pour un aspect purement financier !  J’aime travailler le grès, que je cuis au four. J’aime travailler la terre, la matière brute. Je réalise des objets du quotidien : tasses, assiettes (un peu carrées), bols, plateau à fromage, voire verre à expresso. Je réalise aussi des bijoux. Parfois, j’ai un travail de modelage plus créatif, je peux faire des sculptures. Au printemps, je travaillerai à nouveau le raku, qui nécessite une cuisson en extérieur. »

Un métier choisi

lci90_ceramiste6« J’ai de la chance de faire un métier que j’aime. Après vingt ans, j’ai réussi à avoir une activité à peu près prospère. C’est une éthique de vie. J’ai été très soutenue par mes parents, encouragée. Pourtant, il y a eu de gros moments de doute. Au départ, je ne voulais pas enseigner… mais j’aime bien ! »

 

 

Où rencontrer Estelle ?

  • lci90_ceramiste7Dans son atelier (visite sur rendez-vous) : le bourg – 41170 Beauchêne – Tél. 02 54 82 03 46/06 83 00 59 19 – terrefeuetmatiere@orange.fr
  • Au marché de Mondoubleau, le samedi matin, dès le mois d’avril.
  • Au marché bio de Vendôme, le mercredi de 16 h à 19 h, à partir de septembre.
  • Samedi 1er et dimanche 2 avril, exposition collective prévue au château de Glatigny, à Souday, lors des Journées européennes des métiers d’art.

© Laurent Alvarez

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