À Épuisay, la ferme des Guerrières prépare l’avenir avec son unité de méthanisation

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lci90_methanisation1C’est Sylviane Briant, la femme de Dominique, qui en parle le mieux. « Il y a dix-huit ans, on est partis à La Réunion avec mon mari voir des agriculteurs ». Là, par hasard, le couple découvre le principe de méthanisation. À l’époque, en France, « au début d’Internet », seules trois personnes avaient adopté ce processus innovant, alors que l’Allemagne était plus en avance. De 2010 à 2011, le duo installe son unité de méthanisation. Le principe : avec le fumier de la ferme, celui des voisins, d’autres issus de céréales ou de résidus d’entreprises, les déchets sont valorisés puis transformés en biogaz. « Par cogénération, on produit de l’électricité et on chauffe notre maison, notre salle de traite, notre serre, l’eau de notre salle de bains, celle de la salle de traite et même le séchoir du foin. En fait, on utilise le gaz comme le carburant d’un moteur. » Coût de l’opération : 1,2 million d’euros.

Du lait bio

lci90_methanisation4Côté ferme, le couple élève 90 vaches laitières, qui produisent du lait bio. « Dominique, qui vient d’une famille d’agriculteurs conventionnels, avait envie de passer en bio dès l’âge de 20 ans », précise Sylviane. « Il s’est installé en 1993 » (il travaille sur la ferme depuis 1985, NDLR) et s’est orienté vers le bio en 2008. « À l’époque, des personnes venaient me voir en me disant : “Ça ne va pas, c’est de l’agriculture comme dans le temps…”, poursuit-elle. Aujourd’hui, « on essaie d’être à 100 % pour la nourriture des animaux ». Le couple propose au public de la viande de veau en caissette qu’il vend à La Ruche qui dit oui ! de Villiers-sur-Loir, du côté d’Orléans et aussi à la ferme.

Une serre chauffée

lci90_methanisation3L’unité de méthanisation chauffe aussi une serre de 1 900 m2 où sont produits, depuis mars 2016, des légumes et des fruits. « Nous sommes deux en région Centre à chauffer nos serres. » Le maraîchage est un autre métier, « qu’on aimerait développer », ajoute Dominique. Le duo s’essaie donc notamment à la patate douce, aux carottes, aux betteraves d’Égypte voire à l’ananas, au gingembre ou aux fruits de la Passion.

Un objectif : « le développement durable »

lci90_methanisation2« Ce qui m’intéresse, par conviction, dit Dominique, c’est le développement durable. Il faut préserver l’environnement, c’est vraiment ce qui m’a motivé. » Modeste, tout en retenue, l’agriculteur sait où il va. Sylviane précise : « Tout est pensé en cohérence. Mon mari souhaite respecter la nature, vit au pays et veut faire vivre son pays. C’est un taiseux », qui a beaucoup de choses à dire, pourtant…

Bientôt la transmission

« On a développé l’activité au fur et à mesure. La ferme pourrait être reprise par deux couples », précise Dominique. Le couple – 55 ans pour elle, 57 ans pour lui – songe, en effet, déjà à la transmission dans sept ans…

Info +
Ferme des Guerrières, Les Guerrières à Épuisay
Tél. 02 54 72 12 29  – 06 87 39 92 23 – briand.dominique@wanadoo.fr
Vente à la ferme le lundi de 16 h 30 à 19 h ; livraison possible si commande groupée.

© Laurent Alvarez

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2 commentaires

  1. Briant…avec un T. Merci.

    chaudemanche

    • Avec toutes nos excuses Madame Briant.

      admin

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