Accueillant familial, un métier à découvrir

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Pour devenir accueillant familial, pas besoin de diplôme. Ce métier du secteur social consiste à accueillir chez soi une à trois personnes âgées (à partir de 60 ans) ou handicapées (à partir de 20 ans). Motivation et disponibilité sont les qualités indispensables pour l’exercer.

Comment postuler ?

Il est nécessaire d’obtenir un agrément délivré par le Conseil général. Envoyez une lettre de motivation au président du Conseil général. Vous recevrez une demande à remplir et la liste des pièces à fournir. Entretiens et visites à domicile sont également à prévoir.

Quelles conditions dois-je remplir sur mon logement ?

Que vous viviez en maison ou en appartement, peu importe. Si vous êtes locataire, un accord de votre propriétaire est nécessaire. La personne accueillie doit disposer d’une chambre d’au moins 9 m2 (16 m2 pour un couple) et d’un libre accès aux pièces communes (par exemple salon, cuisine, terrasse). À vous de fixer les limites en définissant votre espace privé (chambres, bureau…).

Au quotidien, comment cela se passe ?

L’accueillant familial doit veiller à la santé, à la sécurité et au bien-être de la personne accueillie. Il doit s’efforcer de la faire participer à la vie quotidienne de sa famille et les repas sont partagés de manière conviviale. Il assure l’entretien de son linge personnel et de sa chambre. Si nécessaire, il l’assiste dans les gestes du quotidien, en fonction de son degré d’autonomie.

Ai-je droit à des congés ?

La continuité de l’accueil est une condition essentielle à l’obtention de l’agrément. Vous devez désigner une personne relais qui vous remplacera pendant vos absences (vacances, sorties…).

Existe-t-il plusieurs modes d’accueil ?

Plusieurs formules permettent une adaptation aux besoins de la personne hébergée : accueil temporaire ou permanent, à temps plein ou à temps partiel.

Combien vais-je gagner ?

Le métier est classé en profession libérale. La personne accueillie vous verse une rémunération. À ce titre, elle est redevable des charges patronales à l’Urssaf. Elle peut bénéficier d’aides qui réduiront le coût de l’accueil (APA, allocation logement, aide sociale…).
Bon à savoir : C’est à vous de trouver la ou les personnes qui vivront sous votre toit. Dans cette démarche, le Conseil général peut vous aider.
Pour un accueil permanent, la rémunération oscille entre 1 180 € et 1 650 € (salaire et frais d’entretien) par personne accueillie, selon ses besoins d’aide (handicap ou perte d’autonomie).

Comment les conditions de l’accueil sont-elles fixées ?

Par contrat de gré à gré. Celui-ci, signé par les deux parties, précise :
– La nature de l’accueil (permanent, temps partiel…)
– Les obligations de chacun
– Les conditions financières
– Le nom de la personne relais.

Et si ça ne marche pas ?

Une période d’essai d’un mois, renouvelable une fois, est prévue dans le contrat. En dehors de cette période, il est toujours possible de rompre le contrat à condition de respecter un préavis de deux mois.

Je n’ai jamais exercé ce métier. Puis-je bénéficier d’une formation ?

Le Conseil général organise une formation initiale (6 jours) et des formations thématiques (2 jours), auxquelles vous vous engagez à participer pour obtenir l’agrément.

Qui peut m’aider en cas de difficulté ?

Vous n’êtes pas seul(e). Le Conseil général est à vos côtés. Il assure un suivi médico-social de la personne accueillie. Vous avez les coordonnées d’un référent auquel vous adresser si vous rencontrez une difficulté ou pour toutes les questions liées à l’accueil. De plus, des rencontres entre accueillants familiaux sont organisées pour échanger entre collègues.

En savoir plus
02 54 58 44 07
www.vivreautonome41.fr

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