Barthélémy Carroue, maraîcher 100 % local

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À 25 ans, Barthélémy Carroue, maraîcher à Pezou depuis son installation en juin 2015, a de multiples idées en tête sur le développement de sa petite entreprise. Rencontre.

Son cursus

lci87-barthelemy1« J’ai fait des études au lycée agricole d’Areines après un bac scientifique. J’ai fait ensuite un BTS gestion-animation de la nature, option animation nature et une formation au lycée viticole. Je voulais m’installer en agriculture. Aujourd’hui, de plus en plus de personnes non issues du monde agricole s’installent, ça se fait doucement (son père est professeur, NDLR). Je voulais travailler avec des chevaux car j’étais cavalier. Avec le club vendômois Le Cadre vert, j’ai été champion de France de voltige ! Je me suis donc tourné vers des chevaux de trait et d’attelage. Je souhaitais travailler avec des chevaux et faire du maraîchage, dans une démarche biologique. »

Travailler avec des chevaux

« J’entends dire que je travaille à l’ancienne, mais c’est faux. Aux États-Unis, ça se fait beaucoup, les Amish sont les pionniers du genre, par exemple. Au niveau de l’énergie, ça ne consomme pas de pétrole, ça permet d’être efficace ponctuellement. En plus, c’est moins cher qu’un tracteur et ça abîme moins le sol. Avec un cheval, on sent les racines présentes dans le sol, c’est une autre façon de travailler. » Brume et Bêtise, ses compagnes percheronnes, ne devraient pas le contrarier… Tous les trois passent leurs journées ensemble !

Développement possible

lci87-barthelemy2« Le travail de la vigne m’intéresse, ça me plairait de développer ça. Je pourrais proposer des prestations pour travailler le sol. Je pourrais aussi aider au débardage forestier (sortir le bois abattu, NDLR) avec les chevaux. Ils sont précis et moins destructeurs, le sol est moins tassé qu’avec un tracteur. À terme, j’aimerais avoir une ferme pédagogique. »

Quelle production ?

« Toute l’année, je travaille 40 légumes environ, selon la saison, sur un terrain prêté par la commune de Pezou. J’aime travailler des légumes anciens, oubliés, qu’on conserve l’hiver : topinambour, potimarron, etc. J’aimerais les remettre au goût du jour. J’ai aussi, par exemple, sept variétés de pomme de terre, dont les vitelottes, trois variétés d’aubergine aussi. J’essaie que ça soit coloré sur l’étal.  J’essaie de faire la meilleure qualité possible. »

Des idées originales

lci87-barthelemy3Barthélémy s’amuse déjà à transformer ses « légumes moches » en soupes confitures de légumes. Exemple : confiture de navet, de tomates vertes ou de potiron, vanille-concombre-gingembre, etc. L’été, il propose même des soupes froides, de concombre, des gaspachos… et aussi des fruits : kiwis, framboises… « À terme, j’aimerais développer les herbes aromatiques. » Il espère bientôt mettre en ligne des idées recettes sur sa page Facebook. « Il y a beaucoup de choses intéressantes à faire. »

 

 

Réseaux de distribution

Jusqu’en mars, Barthélémy était présent sur les « Étals gourmands » de Vendôme, le samedi matin. Depuis son installation,  il a rejoint, le GAC de Vendôme où il propose ses produits le jeudi soir de 18 h 30 à 19 h 30. « Je voudrais faire des paniers pour le GAC et aussi en proposer à certains villages. » Pour l’heure, Barthélémy a rejoint la nouvelle Ruche qui dit oui ! de Villiers-sur-Loir, avec une distribution tous les quinze jours, le vendredi de 18 h à 19 h 30, à la Cave du Vendômois (60, avenue du petit Thouars
41100 Villiers-sur-Loir – www.caveduvendomois.com). On trouve aussi certains de ses fruits ou légumes  à la boulangerie de Saint-Hilaire-de-Gravelle (1, La Cavée, 41160 St Hilaire la Gravelle).

Quelques souhaits

Pour plus tard, Barthélémy a d’autres idées : « Ça m’intéresserait de faire de la vente aux collectivités, aux maisons de retraite, aux cantines scolaires, etc. Et peut-être aussi proposer la vente de paniers à la ferme ? » Côté tarifs, « je fais des prix justes pour le consommateur et pour moi. J’essaie de faire la meilleure qualité possible. » Dans l’immédiat, il recherche d’autres terres dans le secteur  (du côté de Pezou, Lignières…). Un souhait : « Recréer du lien, on essaie de faire vivre le pays. »

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Info +
Tél. 07 86 97 65 24 – ba.carroue@laposte.net
Page Facebook Barthélémy Carroue

© Laurent Alvarez

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4 commentaires

  1. je ne vs connais je suis d’amboise dsle 37 je suis fascinee parce ce que sv faite sne chnager rien continuer comme ca ca portera ces fruits

    thauvin

  2. bravo

    thauvin

  3. Bonjour Bathelemy, bon travail et bravo. Moi aussi je suis maraîcher en Côte d’Ivoire. Nous avons ici suffisamment de terre et le secteur est très rentable. Nous recherchons toujours des partenaires pour booster les affaires

    Koffi Roland

  4. Bonjour,
    Je vous félicite pour la manière avec laquelle vous travaillez et respectez la terre. Je n’ai jamais eu l’occasion de vous rencontrer et j’espère qu’un jour ce sera possible, pour éventuellement des distributions de paniers.
    Bon courage et bonne journée à vous.

    Christine

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