Beauval nature

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Beauval nature, acteur mondial de la protection des espèces menacées

Les zoos ont bien changé depuis quelques décennies. Ils sont devenus des lieux de préservation de la biodiversité et de reproduction des espèces menacées. Au ZooParc de Beauval, pour agir en milieu naturel dans le monde entier, le directeur Rodolphe Delord a créé, en 2008, une association loi 1901 : Beauval Nature.

Trente-cinq programmes de conservation

En 2015, Beauval nature soutient 35 programmes de conservation à travers le monde. Certains d’entre eux sont initiés et gérés par l’association. D’autres sont une aide apportée à des programmes conduits par d’autres organisations. Tous concernent des espèces animales vulnérables ou en danger critique d’extinction selon le classement réalisé par l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).
Tous les programmes de conservation en détail à découvrir ici

En quoi consiste un programme de conservation ?

lci84_beauval_nature3Beaucoup de programmes ont pour objectif premier de mieux connaître les populations d’une espèce : étude du comportement, suivi des déplacements, état sanitaire, biologie, écologie… Ces éléments aident à comprendre les causes et les interactions qui entraînent la raréfaction, voire la disparition de l’espèce : destruction ou dégradation de son habitat, faible capacité de reproduction, braconnage… Ils permettent aussi la mise en œuvre de solutions adaptées à chaque cas : zones protégées, gardes-chasses, entretien de sites favorables, gestion des espèces invasives, lutte contre les feux de brousse…

L’exemple du tatou géant au Brésil

La population de tatous géants aurait diminué de 30 % au cours des vingt-cinq dernières années à cause de la chasse et de la destruction de son habitat. Le risque d’extinction totale est réel. Le programme mis en place au Brésil est destiné à étudier sa reproduction, son alimentation, ses ressources alimentaires… Beauval Nature a financé, entre autres, l’achat d’un quad pour faciliter les déplacements des chercheurs sur le terrain.

Sensibiliser les populations locales

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Éric Bairrăo Ruivo

« On ne réglera pas le problème de la conservation sans avoir réglé le problème des hommes avant », souligne Éric Bairrăo Ruivo, directeur de la conservation de Beauval Nature. « La réussite et la pérennisation des actions engagées présupposent l’adhésion des populations locales et parfois des changements de ses comportements. Or, dans des pays qui ont la guerre à leurs portes, des problèmes d’approvisionnement en eau, de destruction de récoltes, de misère… on comprend que les priorités soient ailleurs. Nous devons proposer des solutions qui tiennent compte de ces difficultés et mener un travail d’information et de pédagogie tout en conduisant des actions de développement social et économique. »

L’exemple du phoque moine en Mauritanie

Le phoque moine de Méditerranée est l’un des mammifères marins les plus menacés de la planète. En cause, la pollution, l’extension du tourisme, l’abattage par des pêcheurs désireux de protéger l’aquaculture et, dans les années 1990, un virus qui a contribué au déclin de ses effectifs. Beauval Nature soutient la Fondation Marineland dans un programme de conservation de l’espèce. Avec l’aide des autorités locales, une patrouille de surveillance contrôle les eaux mauritaniennes et les zones de reproduction afin d’éviter la chasse illégale. Pour une cohabitation pacifique entre les hommes et les animaux, l’équipe de terrain s’emploie à améliorer les conditions de travail précaires des pêcheurs : formations, installation d’un marché aux poissons, acquisition d’équipements pour les bateaux…

Quarante programmes de recherche

lci84_beauval_nature4Regroupés en huit grands thèmes comme la nutrition, la génétique, l’anatomie, la reproduction… 40 programmes sont conduits à Beauval en partenariat avec des instances nationales et internationales. Exemples ? L’anatomie cardiaque du panda géant, les dosages hormonaux chez le rhinocéros blanc, l’analyse des marqueurs de stress chez les oiseaux…
Tous les programmes de recherche à découvrir ici

L’exemple des éléphants d’Afrique

Pour maintenir une diversité génétique et pallier un problème de population vieillissante et de fécondité en baisse, Beauval a décidé, en 2009, d’aller prélever du sperme sur des éléphants sauvages en Afrique du Sud et de créer la première ̶ et l’unique ̶ banque de semence mondiale à Beauval. En septembre 2013, le zoo de Vienne annonce la première naissance d’un éléphanteau femelle à partir de semence congelée. Aujourd’hui, un autre bébé est né en Angleterre et deux femelles sont gestantes.

Le budget

En 2015, le budget de l’association Beauval Nature s’élève à 500 000 €, dont 435 000 € pour la conservation, 40 000 € pour la recherche et 25 000 € en frais divers (déplacements, assurances…). Ces fonds proviennent uniquement des dons, principalement du ZooParc de Beauval, d’établissements zoologiques, d’entreprises et des parrainages.

Parrainer un animal

Pour soutenir l’action de Beauval Nature, le parrainage permet de faire un don (à partir de 20 €) en choisissant son animal préféré. En échange, le donateur reçoit des éléments : photo numérique, fiche animal, objets promotionnels, posters, entrée au parc… en fonction de la formule choisie. Bon à savoir : les dons sont déductibles des impôts à hauteur de 66 %. Par exemple, un don de 80 € revient en réalité à 27 € et ouvre droit à une entré gratuite au ZooParc.
Pour parrainer un animal, cliquez ici

Info +
Tél. 02 54 75 50 00
www. beauvalnature.com
www.zoobeauval.com

© N. Derré

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