Budget 2014 – Le courage de l’audace

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Loir&Cher info : Quelle est la situation financière du Département ?
Maurice Leroy : Le Loir-et-Cher, comme la plupart des départements, se trouve pris à la gorge. Plusieurs causes à cela. Tout d’abord, depuis dix ans, l’État transfère une partie de ses compétences aux Départements sans compensation financière intégrale. C’est le cas de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) qui coûte près de 155 millions d’euros au Conseil général depuis 2002 ! À cela s’ajoutent des mesures gouvernementales toujours plus contraignantes et coûteuses, cumulées avec les effets de la crise économique et sociale. Malgré cela, notre Département résiste encore.

encart_departements_les_mieux_geresLCI : Le Loir-et-Cher est-il mieux loti que les autres départements ?
M. L. : Mieux loti, non ! Mieux géré que d’autres, c’est évident. En 2004, le Loir-et-Cher figurait au 79e rang des départements les mieux gérés de France. Il pointe aujourd’hui à la 14e place. C’est le fruit d’une gestion saine. Certaines décisions, comme la fermeture du centre des Carlines [voir en p. 7], sont douloureuses mais inévitables malheureusement. Nos choix courageux et la maîtrise rigoureuse des dépenses nous permettent de ne pas augmenter les impôts pour la 8e année consécutive tout en préservant la qualité des services offerts aux Loir-et-Chériens comme, par exemple, la gratuité du transport scolaire.

LCI : Quels sont les atouts du Département du Loir-et-Cher et les raisons d’avoir confiance ?
M. L. : Précisément, notre Conseil général peut s’appuyer sur sa bonne maîtrise de ses dépenses. Notre Département a de nombreux atouts que la démarche prospective Loir&Cher 2020 a mis en lumière. Soulignons un tissu économique favorable, notamment pour les entrepreneurs, une position géographique centrale ainsi qu’une diversité de ressources et de savoir-faire tout à fait remarquable. Le Loir-et-Cher peut compter sur ses forces vives et leur attachement au territoire pour faire naître et s’épanouir des projets ambitieux.

LCI : Comment se présente l’année 2014 ?
M. L. : Face à des décisions gouvernementales toujours plus défavorables aux particuliers, aux collectivités comme aux entreprises, il faudra s’armer de courage pour tenir le cap. C’est le sens de la révision des politiques publiques engagée par l’Assemblée départementale pour son budget 2014 et pour les suivants. Un exemple, sans cette démarche, notre capacité de désendettement passerait au-delà des 25 ans en 2018 ! Avec ce plan d’économies, elle est contenue à 8 ans. 2014 est donc une année cruciale. Elle peut être le début du renouveau si nous agissons, ou ouvrir la porte à la faillite si nous laissions faire.

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