Chèvres angora et alpagas à Mont-Près-Chambord

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Au Mohair du Grand Chambord, Noël et Nadine Chiquet ont quitté leur vie de commerçants pour se reconvertir dans l’élevage de chèvres angora et d’alpagas.

lci89_mohair8Elles sont drôles, ces chèvres à poil long et frisé. Surtout, elles fournissent le « must » de la tricoteuse, la Rolls de la laine… Le mohair. Marié avec une grande tricoteuse, c’est ce qui a motivé Noël Chiquet à se lancer dans l’élevage de chèvres angora. Tout au moins en partie. À 55 ans, en 2013, l’ancien commerçant cherchait une activité professionnelle à exercer à domicile. « Nous avions les chambres d’hôtes dont nous devions nous occuper avec ma femme et j’avais 4 hectares de terrain disponibles. J’allais pouvoir réaliser mon rêve de jeunesse, élever des animaux. »

Une filière courte

lci89_mohair7Après avoir lorgné du côté des escargots ou même des autruches, il découvre les chèvres angora en visitant une ferme à l’occasion d’un week-end en Bretagne. « Ce qui m’a motivé et m’a fait basculer, c’est qu’il y a une filière très soudée où chacun s’entraide », souligne Noël. Car contrairement aux éleveurs néo-zélandais ou d’Afrique du Sud, qui exploitent des milliers de bêtes dont ils vendent le poil aux industries de transformation, les éleveurs français travaillent en circuit court : la laine est tondue et triée à la ferme, puis acheminée à Castres où elle est nettoyée et filée avant d’être teintée en Vendée. Chaque éleveur récupère alors la quantité qui lui revient et la commercialise en direct. Toutes les étapes sont décidées en commun avec les 30 producteurs. Jusqu’aux couleurs étudiées en fonction des tendances de la mode.

Une boutique bientôt en ligne

lci89_mohair3Cette organisation permet aux éleveurs d’être autonomes et de valoriser leur production, mais rend le démarrage difficile. « Peu de jeunes se lancent car c’est une activité qui demande du temps pour monter en puissance : il faut six mois pour faire pousser le poil et encore six mois pour le transformer », explique Noël. Un an minimum, donc, pour espérer un retour sur investissement.
lci89_mohair2Lui a commencé à vendre sa production au bout de deux ans d’activité sur les marchés et dans la boutique ouverte à la ferme en 2015, qui sera bientôt accessible en ligne. Nadine et Noël y proposent la laine en pelote ou en articles confectionnés : pulls, étoles, plaids, couvertures… Si Nadine en réalise certains, le couple fait appel à des tricoteuses indépendantes équipées de machines pour pouvoir présenter une large gamme artisanale à prix abordable.

 

 

Visites à la ferme

lci89_mohair4Parti sur sa lancée, Noël Chiquet se spécialise dans les animaux « à poils longs ». À côté de son élevage de 66 chèvres angora, il élève 3 alpagas et 3 lapins angora pour la qualité de la laine et les visites à la ferme. Labellisé « Bienvenue à la ferme », le Mohair du Grand Chambord accueille en effet des visites d’une heure et demie pour le grand public.
lci89_mohair5Entre la vente sur les marchés, les visites à la ferme et son implication au sein de la filière, l’ancien commerçant qui ne voulait surtout pas « vivre reclus dans le fond de [sa] campagne » peut se réjouir : « Je n’ai jamais vu autant de monde ! », conclut-il, le sourire aux lèvres de ceux qui ont trouvé leur voie.

Alice Enaudeau

 

 

 
Info +
Mohair du Grand Chambord
1167, rue de la Martinière à Mont-Près-Chambord
Tél. 06 73 66 67 51 – mohairdugrandchambord.fr
Ouvert du mardi au vendredi, de 14 h à 18 h
Présentation de la collection d’hiver à la boutique : du 8 au 13 novembre, de 10 h à 18 h

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© Marianne Lartigue

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6 commentaires

  1. Super, magnifique reportage sur la 1
    Je pense vous contacter afin de pouvoir faire la visite de votre établissement . Nous sommes de simples particuliers qui apprécie le mohair

    CHAMBELIN

  2. Bonjour ; je viens de voir le reportage à Tf1 et comme je tricote beaucoup je voulais savoir si je pouvais tricoter des brassières l?

    Lecornu Desmares

  3. Bonjour je viens de voir le reportage au journal de 13h. Je suis tricoteuse et apprecie bien-sûr le beau produit. Je suis egalement tres sensible a la bientraitance des animaux. J aborde ce sujet pour avoir été bouleversée par l exploitation epouvantable des lapins angora. Je pense que vos 3 lapins se portent bien.Après ce reportage nul doute que vous recevrez de nombreuses visites et je vous le souhaite vivement. De passage en septembre dans votre region j espère venir vous voir.

    Muriel

  4. Avez-vous un site en ligne?
    J’ai vu l’emission sur TF1 et voudrais avoir plus d’informations concernant vos laines mohair. Merci d’avance.

    Beatrice Marti

  5. J’ai vu un beau reportage sur TF1 aujourd’hui et séduite par votre activité je souhaite visiter votre domaine ainsi que votre magnifique magasin car je suis interessée par la diversité des laines mohair produite par vos animaux. Je projette cette visite chez vous début Mai.

    Bravo pour votre travail.

    thebault

  6. bonsoir, j’ai vu l’émission sur TF1 et je voudrais savoir si vous avez un site internet présentant la collection de votre boutique et éventuellement faire commande. Dans la négative pourriez vous m’indiquer à quel moment votre site sera créé. En vous remerciant

    Renault Michèle

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