La French Fair à Osaka, kezako ?

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La French Fair, un salon organisé au Japon, valorise l’art de vivre à la française et notamment la gastronomie. Cet événement très attendu, organisé par le célèbre magasin Hankyu Umeda (l’équivalent de nos Galeries Lafayette) met chaque année une région française à l’honneur.

En 2017, c’est le Val de Loire qui était à l’honneur au huitième étage chez Hankyu Umeda. L’idée de la tarte Tatin s’est imposée, mais à qui proposer l’aventure ? David Michard, responsable de la partie gastronomique du salon, a contacté Magali Frizot après avoir pris conseil auprès des Ambassadeurs de la tarte Tatin, à Lamotte-Beuvron. Il recherchait un profil jeune, dynamique. Le fait que Magali, femme-cheffe, propose des tartes individuelles a pesé dans la balance, le format individuel étant très apprécié des Japonais.

Près de 15 000 tartes en une semaine !

Grâce à son petit « truc » personnel, Magali a pu réaliser quelque 13 600 tartes Tatin en une semaine (la jeune cheffe prépare son caramel à part, ce qui lui permet d’obtenir des tartes de couleur homogène et était concrètement plus pratique à réaliser dans le cadre du salon). Le salon était ouvert de 10 h à 20 h, et Magali a travaillé avec des produits locaux. « Les pommes, notamment, qui étaient entre les golden et les granny-smith étaient parfaites », dit-elle. Après quelques ajustements pour retravailler la couleur du caramel, qui n’était pas assez prononcée, l’aventure était lancée. « La tarte Tatin individuelle se vendait 8 euros pièce contre 2,30 ici, explique Magali. Il faut savoir qu’au Japon, une pomme coûte 1 euro et le beurre est à 13 euros le kilo (contre 8 ici en ce moment, avec un cours élevé). »
En 2018, pour les vingt ans de la French Fair, les organisateurs ont fait revenir les plus beaux succès des éditions précédentes pour le plus grand plaisir des 210 000 visiteurs venus célébrer l’art de vivre français. La tarte Tatin de Magali y avait sa place aux côtés du kougloff, du cassoulet et du Paris-Brest. Et c’est tout nouveau, la pâtissière vient d’intégrer l’association « Tradition gourmande » qui regroupe de grands noms de la pâtisserie en France… et seulement deux femmes (dont elle).
Julie Bind

© Cyril Chigot

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