La nature dans son ADN

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Vingt-huit espaces naturels sensibles (ENS), six espèces emblématiques fragiles (présentées dans le dernier Loir&Cher info) mais aussi cinq grands sites géologiques d’une belle richesse : c’est tout le Loir-et-Cher !

Depuis octobre 2009, le Département s’implique dans la gestion et la conservation de sa biodiversité patrimoniale, mais aussi dans l’enrichissement de la connaissance au travers d’inventaires et la sensibilisation et l’éducation à l’environnement via des partenaires de terrain. Ces derniers ‒ Perche Nature, le Comité départemental de la protection de la nature et de l’environnement (CDPNE), les conservatoires des Espaces naturels de Loir-et-Cher et de la région Centre-Val de Loire, la Maison botanique, la Fédération des chasseurs et Sologne nature environnement ‒ agissent au quotidien.

Cette richesse naturelle propre au Loir-et-Cher s’inscrit dans son ADN au même titre que son patrimoine historique. L’ambition de rendre certains sites accessibles et accueillants au public est, là aussi, portée par le Conseil départemental.

En février 2019, un nouveau site se trouvant sur la commune nouvelle Vallée-de-Ronsard ‒ propriété du Conservatoire d’espaces naturels (CEN) ‒ a été classé ENS. « La Varenne-de-Chevelu » est une ancienne gravière. Elle s’étend sur 20 ha. Sa très grande surface d’eau s’accompagne d’un chapelet de petites mares où le pédolyte ponctué, un petit crapaud dont la peau est ponctuée de tâches vertes, trouve refuge.

Vingt-huit espaces naturels sensibles dont (aussi) 5 grands sites géologiques

  • Buisson Sabotier

    Le Buisson Sabotier à Landes-le-Gaulois présente d’exceptionnels témoins des conditions périglaciaires liées aux glaciations du Pléistocène. Une structure en bois sécurisée permet d’observer le front de taille au plus près. Son accès a été facilité et le site se visite facilement. Petite faune sauvage à observer (râles d’eau, canards colvert, lapins de garenne, papillons…). Déambulation « fraîcheur » en sous-bois en poursuivant sur le chemin.

  • La Fosse Penelle à Choussy où la roche témoigne de la présence de la mer il y a seize millions d’années ! Un bac de fouille où l’on trouve des coquillages est aménagé pour les enfants.
  • La Grosse Pierre à Mareuil-sur-Cher avec sa forêt de ravin plutôt rare en Loir-et-Cher et ses anciennes carrières aériennes et souterraines de tuffeau qui confèrent au lieu une ambiance singulière.
  • La Mutte

    La Mutte à Sargé-sur-Braye, dernière carrière conservée et accessible au public. Elle fournissait du sable et une roche dure, le grès roussard, utilisée pour la construction des maisons paysannes comme dans les constructions civiles et religieuses du Perche.

  • La Réserve naturelle régionale de Pontlevoy, Haut de la plaine Saint-Gilles. Seul point d’extraction conservé et gardant les traces d’une

    Pontlevoy

    activité artisanale aujourd’hui disparue. La pierre de Pontlevoy était tirée de blocs de calcaire de Beauce, taillés puis façonnés. Un travail qui faisait vivre jusqu’à 120 familles de carriers au Moyen Âge. Cette pierre dure, non gélive, très résistante à l’eau, était utilisée pour construire les fondations des maisons, châteaux et autres édifices religieux et civils.

Annette Fluneau

Sur val-de-loire-41.com une page dédiée répertorie quinze espaces « pépites » aménagés pour l’observation.
www.nature41.fr

© Annette Fluneau – Marianne Lartigue

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