Les enfants vont à la rencontre des micromammifères

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Muscardin, lérot, campagnol, musaraigne et autres micromammifères de nos bois et de nos jardins sont photographiés par le photographe animalier Georges Abadie. Ils font l’objet d’une exposition itinérante et d’ateliers de pastels animés par Aline Quod, pastelliste, à destination des scolaires et du grand public.

Le lériot, qui hiberne l'hiver, dort le jour dans un nid souvent placé dans un tronc d'arbre.

Le lériot, qui hiberne l’hiver, dort le jour dans un nid souvent placé dans un tronc d’arbre.

L’exposition « Deux regards sur la faune sauvage d’ici », initiée par Georges Abadie, photographe animalier, et Aline Quod, pastelliste, se tiendra du 15 au 18 mai 2014 à Gy-en-Sologne. Présentée pour la première fois au château de Mareuil-sur-Cher, en novembre 2013, elle a permis à environ 200 élèves des classes primaires de Mareuil-sur-Cher et Pouillé et autant de visiteurs grand public de découvrir la faune des micromammifères. Ces derniers ont même été « croqués » lors d’ateliers de pastels proposés par Aline Quod, pastelliste.

Premier regard : Georges, photographe

Georges Abadie se "camoufle" en forêt pour photographier les micromammifères.

Georges Abadie se « camoufle » en forêt pour photographier les micromammifères.

Georges Abadie voue une véritable passion à ces lutins qui peuplent nos campagnes, nos jardins et parfois nos maisons. « À force de faire de l’affût, le nez au ras du sol, on voit des choses ! » dit-il. Ces bestioles sont devenues la spécialité du photographe. Celui-ci a d’ailleurs créé l’association de recherche et de protection des micromammifères des pays du Val du Cher, territoire où il vit. Photographe animalier depuis trente ans, Georges Abadie possède une banque d’images réunissant quelque 6 000 clichés de grands et petits mammifères pris sur l’ensemble du territoire national.

Des heures d’attentes pour « paparazzer » maman loir

Ces clichés sont le fruit d’un nombre d’heures d’affût colossal, vécues souvent dans des situations inconfortables. « Paparazzer » le campagnol amphibie lui demandera ainsi sept heures de patience ! « Avant d’espérer obtenir une photo, beaucoup de recherches sont à faire dans les ouvrages écrits sur lui, pour connaître l’animal. Sur le terrain ensuite, il faut repérer les traces de sa présence. » Coques de noisettes percées, crottes, empreintes… sont autant d’indices pour le photographe. « Après, il y a l’attente ! » Parfois très longue pour trois secondes de prise de vue. Mais une photo de maman loir donnant la tétée à ses petits mérite cet effort. Celle rarissime d’une couleuvre gobant un poisson, encore plus…

Sur les traces du campagnol amphibie

Aline Quod, ici devant une des ses œuvres.

Aline Quod, ici devant une des ses œuvres.

Les affûts au bord de l’eau ou dans l’eau sont les plus compliqués. « Les difficultés techniques se doublent du risque de submersion. » Un risque pris en considération par Georges Abadie… qui ne sait pas nager ! Un jour, il tombe sur des traces qu’il attribue au campagnol amphibie. Pour obtenir confirmation, il s’adresse à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Là, il fait la connaissance d’Aline Quod, pastelliste. La rencontre avec cette amoureuse de la nature et de la faune sauvage sera décisive. L’exposition photographique « Deux regards sur la faune sauvage d’ici », étayée d’une quarantaine de panneaux pédagogiques et d’ateliers d’initiation au pastel, voit le jour. Le milieu enseignant, les écoliers et le public lui réservent un accueil enthousiaste.

Deuxième regard : Aline, pastelliste

Des élèves de primaire de l'école de Mareuil-sur-Cher lors d'ateliers de pastels organisés par Aline Quod.

Des élèves de primaire de l’école de Mareuil-sur-Cher lors d’ateliers de pastels organisés par Aline Quod.

L’amour de la nature et des animaux, un don pour le dessin hérité de sa mère conduisent Aline à s’approprier le crayon de couleur, la gouache puis le pastel il y a deux ans. Une révélation ! « J’aime travailler cette superposition des couches de pigments. Elle apporte de la profondeur, une troisième dimension qui donne vie à l’animal, de l’épaisseur aux fourrures. » Ses pastels accompagnent l’exposition. Ils présentent certains prédateurs des micromammifères comme le renard, le sanglier et le rapace. Les scolaires qu’elle initie à l’occasion d’ateliers proposés en parallèle se montrent tout de suite intéressés par la technique. « Les enfants obtiennent très vite de bons résultats. Après une demi-heure, ils parviennent à reproduire la profondeur d’un pelage. Motivés, ils ne demandent qu’à apprendre et à pratiquer. » Les enfants ne sont pas les seuls… Le temps d’un atelier, leurs maîtresses redeviennent élèves !

Info +
Expositions à venir
Du 15 au 18 mai : Gy-en-Sologne (salle des fêtes)
E-mail : nature.photo.abadie@orange.fr

5 commentaires

  1. TROP BIEN

    BRICE

  2. Toutes mes félicitations pour ce beau travail !
    Ton petit-fils Guillaume

    Guillaume

  3. Deux passionnés qui mettent en valeur leurs talents artistiques!
    Une belle rencontre,avec le vivant de notre mère nature, les photos sont vraiment tres belles et les tableaux de pastel sont fabuleux ,
    De la profondeur dans le regard, c’est captivant.
    Merci à Aline et George, pleins de belles choses pour vous!!!
    ,

    chesneau Stephanie

  4. Les Basketteurs de L ADA sont tres fort et il sont grand surtout le LITUANIEN et L AMÉRIQUEIN ( Arminas Urbutus etTerrance Henri ).Cedric Ferchaud a jouer avec TONY PARKER 《 WAHOU !!!!!!!! 》

    Leo

  5. J’ai eu l’occasion de rencontrer Aline dernièrement, j’ai été très admirative de tout ce qu’elle fait de façon si intuitive ! Elle est une vraie artiste à part entière, et sa douceur et gentillesse ne font qu’amplifier ce qu’elle transmet avec brio ! Aline tu as un merveilleux don, j’ai été très émue devant tes créations ! Bravo et merci ! Joli renard ira bien loin 😉

    ANNY LEVACHER

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