Pionnier de la vente directe

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Depuis qu’il a repris la ferme familiale à Vallières-les-Grandes, en 2003, Stéphane Turbeaux transforme lui-même sa viande et la vend directement au consommateur.

lci82_turbeaux_vachesC’était au tout début des années 2000. La France se débattait avec la crise de la vache folle et il ne faisait pas bon être éleveur. C’est pourtant précisément à cette période que Stéphane Turbeaux a décidé de reprendre la ferme familiale. Commercial en alimentation pour bétail, il venait d’avoir 30 ans et voulait réaliser son rêve d’enfant : être fermier comme ses parents, ses grands-parents et ses arrières grands-parents. « J’avais un attachement très fort à la ferme et je ne voulais surtout pas perdre l’outil mis en place par mes grands-parents. Je voulais en être la 4e génération pour pouvoir la transmettre à mon tour. »
Mais Stéphane ne fonce pas dans le mur, la situation des agriculteurs n’est pas facile et il le sait. « Il fallait que je me démarque des circuits de masse. J’ai cherché un moyen de valoriser moi-même mes produits sans être dépendant des marchés et j’ai abouti à la vente directe. » Avant de quitter la ferme pour prendre leur retraite, les parents de Stéphane font construire un laboratoire de transformation. Il est fin prêt pour la transmission en 2003.

Vente de caissettes à la ferme

lci82_turbeaux_familleLes animaux sont élevés à la ferme, tués à l’abattoir d’où ils reviennent pour être transformés dans le laboratoire. À l’époque, les Amap1 démarrent tout juste en France et l’habitude est plutôt d’acheter sa viande au supermarché ou à la boucherie. Pourtant, le succès est immédiat. Les consommateurs viennent de Tours et sont prêts à faire 45 ou 50 km pour venir chercher leur caissette de viande à la ferme ! Leur motivation ? Savoir ce qu’ils mangent et faire travailler les producteurs locaux, rapporte un questionnaire transmis aux clients.
« Bien sûr, il faut leur faire comprendre que la vente à la ferme diffère de la boucherie », remarque Isabelle, la femme de Stéphane, qui gère le labo depuis 2009. « Nous devons expliquer qu’on ne peut pas trouver tous les morceaux au détail comme à la boucherie. Lorsqu’on tue une vache, tout est à vendre : on ne peut pas trier que les bonnes parties. Ce sont des choses que les gens ne savent pas. À nous de faire preuve de pédagogie auprès des clients, pour qu’ils comprennent nos contraintes. »

Un cheptel doublé et plusieurs salariés

lci82_turbeaux_isabellePour répondre à la demande et proposer chaque semaine une vache à la vente, Stéphane Turbeaux a doublé le cheptel pour atteindre 80 bêtes. Car la démarche séduit aussi les restaurants scolaires. « Les cuisiniers sont très demandeurs car ils sont assurés de la qualité et de la traçabilité. Et comme la caissette mélange les morceaux nobles avec les morceaux courants, le tarif est plus intéressant. Surtout, la perte n’est que de 5 % quand elle est de 20 % avec la viande issue des circuits classiques », assure Stéphane.
Quant au labo, il est désormais prestataire de service pour des confrères éleveurs séduits par la démarche. La production de la ferme n’y représente plus que 20 % de la viande transformée. Depuis un an et demi, le laboratoire emploie ainsi trois personnes à plein temps : un boucher et deux personnes au conditionnement, dont Isabelle.

Favoriser les circuits courTs

lci82_turbeaux_vachePour la vente aux restaurants scolaires, Stéphane et Isabelle Turbeaux s’attachent à respecter les circuits les plus courts : même si toute la viande est transformée dans leur laboratoire, c’est le producteur le plus proche de l’établissement scolaire qui y vend ses caissettes.
Stéphane et Isabelle participent aussi aux nouveaux réseaux de distribution locaux, comme « La Ruche qui dit oui », même si, note Stéphane, « la notion de vente directe se perd avec un intermédiaire entre le producteur et le consommateur ». Leur mode de distribution idéal reste bien la vente à la ferme deux jours par semaine, le vendredi après-midi et le samedi matin. « Les clients peuvent voir la viande dans la vitrine. Et c’est important car ils font la démarche de se déplacer à la ferme. Nous voulons garder ce lien avec les consommateurs », conclut le couple.
Alice Enaudeau

Info +
4, Monnaie à Vallières-les-Grandes
Tél. 06 31 82 79 69 et 02 54 33 97 75

1 – Association pour le maintien d’une agriculture paysanne

© N. Derré – L. Alvarez

8 commentaires

  1. J’habite notre dame d oe(tours nord) et j aimerai connaître le contenu de vos caissettes je peux me déplacer pour venir sur place.
    Merci par avance,
    Cdlt

    Moreaumicheline

  2. bonjour,

    j aimerai connaître le contenu de vos caissettes et savoir si je peux me déplacer pour venir sur place.
    Merci par avance,

    Cordialement
    Marianne Bruhl

    bruhl marianne

  3. bonsoir
    pourrais je savoir ce que vos caissettes contiennent et à quel prix.
    merci
    cordialement

    perthuis

  4. bonjour
    J aimerais connaitre le contenus de vos caissettes ansi que vos tarif
    cordialement

    lemoine stephane

  5. Bonjour, je suis un inconditionnel de la vente en direct, de la qualité des produits et du dialogue avec l’exploitant agricole ou l’éleveur . Dans cette optique, le prix devient secondaire en terme de priorité.
    Je souhaiterais savoir ce que contiennent les colis, et le temps de maturation que vous accordez a la viande avant commercialisation.
    J’habite la région d’ Orléans mais je suis pret a venir a Vallières si je suis certain de la qualité des produits ..

    merci pour votre réponse

    Alain REDON

  6. bonjour
    J aimerais connaitre le contenus de vos caissettes ainsi que vos tarifs
    Suite à reportage que j ai vu ce matin
    En vous remerciant
    Bonne soirée

    Marchau

  7. Pouvez-vous nous donner composition et prix de votre caissette ou avez-vous un site où l’on peut voir le contenu des colis et le prix
    D’avance merci
    Cordialement
    Marie-Joe ROSSIGNOL

    ROSSIGNOL

  8. Bonjour,
    Que contiennent vos caissettes et a quels prix
    j’habite blois pour 5 personnes

    Pauline

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