Un atelier pour l’estime de soi

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Pendant quatre mois, huit femmes et hommes accompagnés dans leur projet d’insertion par les services du Conseil général, se sont se sont retrouvés chaque semaine autour d’ateliers théâtre, relaxation, conseil en images et art-thérapie.

Témoignages

L’équipe responsable du projet :

Il faut du temps pour construire ce type de stage. Pendant plusieurs semaines, les personnes pressenties pour y participer se rencontrent, font connaissance, discutent. À nous de rebondir sur ce qu’elles expriment pour adapter le projet. L’objectif est qu’il colle de près aux besoins que nous identifions. Grâce à cette action, on espère amener ces personnes à se réinsérer, à redevenir acteurs dans la société.

Marie-Odile et Jean-Yves

Après de graves difficultés professionnelles, le couple vit aujourd’hui avec le RSA (revenu social de solidarité).

Je m’enfermais, je passais tout mon temps devant l’ordinateur, confie Marie-Odile. C’est mon époux qui m’a convaincue de faire le stage.

Jean-Yves confirme : « Avant, j’étais chef d’entreprise. Ça fait du bien de se frotter à d’autres réalités. On prend conscience qu’on a, malgré tout, été des enfants gâtés. » Tous deux ont beaucoup aimé l’atelier théâtre qui « permet de libérer des émotions qu’on a enfouies, d’ouvrir des trappes. »

Jean-Yves conclut :

Avant, je ne croyais pas dans les actions de ce type. Là, j’ai vu leur efficacité.

Thierry

Pour canaliser son anxiété, Thierry parle, beaucoup et vite.

C’est un frein dans mes relations avec les autres. La relaxation et l’art-thérapie m’ont aidé à faire baisser le stress et le théâtre apprend l’écoute.

L’atelier conseil en image aussi lui a beaucoup apporté : « On prend conscience de l’image qu’on renvoie. Dans la recherche d’un emploi, c’est essentiel. »
Lui qui parle de « trop de solitude » est intarissable sur le groupe :

On est accepté avec nos différences. On peut se dire les choses, dans le respect. Ça permet de prendre du recul sur soi. Ce sont des moments douloureux mais ça m’a évité de basculer, de me renfermer totalement sur moi-même.

Robert

Des accidents de vie, une grave dépression, la vie de Robert n’a pas été un long fleuve tranquille.

Pas emballé au début par la proposition de stage, il a changé d’avis :

Ce qui compte, c’est la complémentarité entre les différents ateliers. On y apprend à exprimer ses sentiments, à gérer et à reprendre le contrôle sur ses émotions. On travaille la mémoire, la concentration, on met en valeur nos atouts et on reprend confiance en soi.

Robert confie « sa peur des autres » :

C’est surtout le premier contact qui me bloque. Il y a un mois, je n’aurais ouvert ma porte à personne. Aujourd’hui, j’ai plus de facilité à aller vers les gens, j’ai envie de m’intégrer.

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