Aller au contenu

Visiter Beauval : tarifs, affluence et combien de temps prévoir

Par 8 min de lecture

L’essentiel

  • 43 € l’adulte, 36 € l’enfant de 3 à 10 ans, gratuit en dessous de 3 ans. Le tarif adulte s’applique dès 11 ans.
  • Une famille de quatre paie 158 € pour une journée. Le parking est gratuit, ce qui est rare.
  • Le parc annonce 6 à 8 heures de visite, et recommande lui-même deux jours pour tout voir.
  • 1,8 million de visiteurs en 2025, premier site du Loir-et-Cher et premier parc animalier de France, très loin devant le deuxième.
  • Beauval est une entreprise privée. Ses comptes ne sont plus publiés depuis l’exercice 2022.
  • Fermé au public les 10 et 11 octobre 2026 pour un événement privé.

Beauval est le site le plus visité du Loir-et-Cher, et de loin : 1,8 million d’entrées, quand Chambord en compte 1,2 million. À eux deux, ils font la moitié des six millions d’entrées annuelles du département. C’est une dépendance, et c’est un sujet.

Cette page traite d’abord ce qui coûte et ce qui fatigue : le prix réel, le temps réel, et l’affluence.

Ce que coûte une journée en 2026

Billet Adulte, 11 ans et plus Enfant, 3 à 10 ans Moins de 3 ans
1 jour 43 € 36 € gratuit
2 jours consécutifs 70 € 59 € gratuit

La tranche d’âge est le piège. Le tarif adulte commence à 11 ans, pas à 12 ni à 18. Un enfant de 11 ans paie 43 €. Un justificatif d’âge peut être demandé pour les 3-10 ans.

Les pass annuels : ZooPass Classique 99 € adulte, 82 € enfant. Il est amorti en trois visites. Version Premium à 159 €, avec places réservées.

Le Pass Zen, coupe-file, coûte 15 € à partir de 3 ans.

Le compte, pour une famille de quatre

Deux adultes et deux enfants de 3 à 10 ans : 86 € + 72 € = 158 € pour une journée. Le stationnement est gratuit, ce qui n’ajoute rien.

Si l’un des enfants a 11 ans, la note passe à 165 €. S’ils ont tous les deux plus de 11 ans, 172 €.

Sur deux jours, le tarif dégressif ramène la famille à 258 € au lieu de 316 €.

Pour situer : la même famille paie 50 € à Chambord, parking compris, parce que les mineurs y entrent gratuitement. L’écart n’est pas un jugement de valeur — les deux sites n’offrent pas la même chose, et l’un est public quand l’autre ne l’est pas — mais il change la façon dont on compose un week-end en Loir-et-Cher.

Combien de temps prévoir

C’est la question la plus posée, et le parc y répond franchement.

Il annonce 6 à 8 heures, et sa foire aux questions ajoute qu’une journée suffit pour une découverte, mais qu’il recommande deux jours pour voir l’ensemble sans courir — spectacles, rencontres pédagogiques et téléphérique compris.

Autrement dit : une journée à Beauval est une journée pleine, pas une demi-journée à caser entre deux châteaux.

Horaires, et une fermeture à connaître

Ouvert tous les jours de l’année, à partir de 9 h, jours fériés compris, « jusqu’à la tombée de la nuit ». L’heure de fermeture n’est pas fixe : elle suit la saison, et le parc l’affiche au jour le jour plutôt que par période. Vérifiez la veille.

Deux dates à retenir pour l’automne 2026 :

  • Samedi 10 et dimanche 11 octobre 2026 : le parc est fermé au public, privatisé.
  • Dimanche 4 octobre 2026 : ouverture décalée à 10 h, et certains cheminements fermés jusqu’à midi.

Les spectacles d’oiseaux et d’otaries sont annoncés jusqu’au 15 novembre 2026.

L’affluence — ce que le parc conseille lui-même

Beauval publie ses propres conseils pour les périodes chargées, et ils sont utiles :

  • Arriver à l’ouverture. C’est le conseil numéro un : pour se garer, et pour éviter la file d’entrée.
  • Acheter son billet en ligne, ce qui évite la caisse.
  • Déjeuner avant 11 h ou après 14 h. Le parc précise que la disponibilité des plats peut varier en forte affluence.
  • Vérifier les horaires de spectacles dès l’arrivée.
  • Il est possible de pique-niquer à l’extérieur, près du parking principal, avec un tampon de sortie pour rentrer à nouveau.

Le parc identifie les samedis et les vacances scolaires comme les périodes les plus chargées, et annonce l’existence d’un « calendrier prévisionnel de fréquentation » sur son site.

Aucune jauge, aucun quota, aucun créneau horaire obligatoire n’est mentionné. La réservation n’est pas obligatoire ; le billet daté est simplement moins cher que le billet non daté.

Y aller, et se garer

Adresse : Avenue du Blanc, 41110 Saint-Aignan. 02 54 75 50 00.

En voiture : Paris 2 h 15, Tours 1 h, Blois 45 minutes, Vierzon 1 h.

Le stationnement est gratuit, et c’est un vrai argument : huit parkings, environ 4 000 places, aux deux entrées. Camping-cars gratuits, jour et nuit. Cent bornes de recharge électrique à 0,40 € le kWh.

Sans voiture, c’est possible mais contraint. La gare la plus proche, Saint-Aignan–Noyers-sur-Cher, est à environ 8 kilomètres, et le parc indique lui-même qu’aucun transport public ne la relie au zoo : il faut réserver un taxi à l’avance, car ils n’attendent pas en gare.

Il existe en revanche une navette depuis la gare de Blois, à 3,40 € l’aller, avec 2 € de réduction sur présentation d’un billet SNCF. Le parc l’annonce de mars à novembre ; l’autorité régionale de transport Rémi l’annonce d’avril à décembre. Nous n’avons pas pu trancher — appelez Rémi au 0806 70 33 33 avant de compter dessus.

Accessibilité et animaux

  • Fauteuils roulants en location : 12 € la journée, caution 200 €. Poussettes : 9 €, caution 200 €, paiement par carte ou chèque uniquement.
  • Les fortes pentes sont signalées sur le plan et dans l’application. Places réservées aux fauteuils dans les amphithéâtres.
  • Seuls les chiens sont admis, et le parc écrit lui-même qu’« il n’est pas un lieu adapté aux chiens ». Ils sont interdits dans les serres, le Dôme équatorial, les zones de spectacle, le téléphérique, le territoire Amérique du Nord et les Hauteurs de Chine. Chiens guides et d’assistance exceptés.

Manger sur place

Vingt-trois points de restauration, du snack au buffet : Le Tropical, Le Kilimandjaro, Le Yasuni, Les Bambous, deux crêperies et une vingtaine de comptoirs. Seul Le Yasuni se réserve. Une aire de pique-nique est aménagée près de l’entrée, et les tickets-restaurant sont acceptés partout.

Les prix ne sont pas publiés en ligne. C’est une lacune, sur un poste de dépense qui pèse pour une famille déjà à 158 € d’entrées.

Ce qui a ouvert en 2026

Trois espaces, ouverts le 4 avril 2026 :

  • Les Terres Rouges — 4 500 m² consacrés à l’Australie : kangourous roux, wallabies des rochers, émeus et wombats, présentés comme les seuls en France. Les visiteurs entrent dans l’enclos des kangourous. L’espace remplace l’ancienne mini-ferme.
  • Bucolia — près d’un hectare et une centaine d’animaux de races domestiques anciennes, dont plusieurs races locales : moutons solognots, ânes noirs du Berry, poules de Contres, lapins de Touraine. Manège ancien gratuit pour les enfants.
  • Les Roches Vives — aire de jeux d’eau, ouverte d’avril à octobre.

Le montant investi n’est pas communiqué.

Ce que Beauval pèse, et ce qu’on n’en sait plus

1,8 million de visiteurs en 2025, en repli d’environ 5 % — la direction évoque la météo. C’est le premier parc animalier de France, loin devant Le PAL (700 000) et le parc zoologique de Paris (579 145).

Ce chiffre est de source secondaire. Beauval n’a pas communiqué ses données à l’observatoire régional du tourisme pour 2025, et nous n’avons trouvé aucun communiqué du parc lui-même. Un site spécialisé l’a publié, en indiquant que des parcs lui avaient confié leurs chiffres directement. Nous le donnons pour ce qu’il est : un ordre de grandeur crédible, non confirmé à la source.

Beauval est une société par actions simplifiée, créée en 1991, présidée par Rodolphe Delord depuis 2018. C’est une entreprise privée, et elle n’a aucune obligation de publier sa fréquentation.

Ses comptes, en revanche, étaient publics jusqu’à un certain point. Le dernier exercice consultable est celui de 2022 : 104,3 millions d’euros de chiffre d’affaires, 5,98 millions de résultat net, environ 887 salariés. Depuis, aucun bilan n’est accessible — vraisemblablement une déclaration de confidentialité des comptes, ce que la loi autorise.

Il faut donc dire les choses simplement : le premier employeur touristique du département ne publie plus ni sa fréquentation ni ses comptes. Ce n’est pas illégal, et ce n’est pas anodin pour un territoire dont l’économie touristique dépend à ce point d’un seul acteur.

Sources

Informations vérifiées le 6 septembre 2026 sur le site officiel du ZooParc de Beauval.

Signé

Journaliste

Journaliste spécialisé dans l’actualité locale, je suis depuis plusieurs années la vie économique, sociale et culturelle du Loir-et-Cher. Je m’intéresse particulièrement aux transformations du territoire, à l’emploi et aux initiatives qui façonnent le quotidien de ses habitants. Pour Loir&cher lemag, je privilégie une information factuelle, documentée et ancrée dans les réalités du terrain.

Tous mes articles

Autres articles en Culture