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Accueillant familial : le métier qui consiste à héberger chez soi

Par 4 min de lecture
Salon simple en fin de journée, deux fauteuils dépareillés et une lampe allumée

L’essentiel

  • L’accueillant familial héberge chez lui une à trois personnes âgées ou en situation de handicap — quatre s’il accueille un couple.
  • Le métier est ouvert sans diplôme, à tout adulte propriétaire ou locataire de son logement, mais il exige un agrément du Département, valable cinq ans.
  • Rémunération : de l’ordre de 1 600 à 1 950 € net par mois et par personne accueillie, entretien et repas compris.
  • En Loir-et-Cher, l’interlocuteur est la Maison départementale de l’autonomie, au 02 54 58 44 07.

Entre le domicile devenu impraticable et l’établissement, il existe une troisième voie que peu de gens connaissent : vivre chez quelqu’un dont c’est le métier de vous accueillir.

L’accueil familial n’est ni de l’hébergement chez des proches, ni une maison de retraite. C’est une profession réglementée, contrôlée, et exercée à domicile.

Ce que fait un accueillant familial

Il héberge à son domicile une, deux ou trois personnes âgées de plus de 60 ans ou en situation de handicap, dont l’autonomie permet une prise en charge à domicile sans surveillance médicale lourde. Le plafond monte à quatre si l’accueilli est un couple.

Il assure l’hébergement, les repas, l’entretien du linge, la présence quotidienne et l’accompagnement dans les gestes de la vie courante. Ce n’est pas un emploi médical : les soins relèvent des professionnels de santé qui interviennent par ailleurs.

La personne accueillie ne peut pas être un membre de la famille de l’accueillant. C’est la règle qui distingue le métier de la solidarité familiale.

Les conditions

L’agrément est délivré par le président du conseil départemental. Il faut être majeur, en bonne santé physique et mentale, présenter un casier judiciaire compatible, et être propriétaire ou locataire de son logement. Aucun diplôme n’est exigé. La situation familiale de l’accueillant est indifférente.

Le logement doit répondre à des exigences précises. Une chambre individuelle d’au moins 9 m² — 16 m² pour un couple — avec une fenêtre donnant sur l’extérieur. Un accès à une salle de bains et à des toilettes. Un moyen d’alerte en cas d’urgence. Et l’accès aux pièces communes : la personne accueillie vit dans la maison, pas dans une annexe.

Un remplaçant doit être désigné, une ou deux personnes, pour assurer la continuité en cas d’absence. C’est la contrainte que les accueillants décrivent comme la plus structurante au quotidien : partir un week-end suppose d’avoir anticipé.

La formation est obligatoire : une initiation aux gestes de secourisme et une formation de 54 heures avant le début de l’activité, puis une formation continue tout au long de l’exercice.

L’agrément vaut cinq ans. Le Département dispose de quatre mois à compter du dossier complet pour notifier sa décision, et organise ensuite visites à domicile et sessions de formation pendant toute la durée de l’accueil.

La rémunération

Elle s’établit de l’ordre de 1 600 à 1 950 € net par mois et par personne accueillie, ce montant couvrant l’entretien et les repas.

Côté personne accueillie, plusieurs aides peuvent être mobilisées selon le niveau de dépendance et les ressources : l’APA, l’ALS, la PCH et l’ASH.

Un contrat d’accueil est signé à l’arrivée. Il fixe les obligations et les droits de chacun — et c’est le document qui, en pratique, permet de tenir la frontière entre le professionnel et l’affectif, la difficulté la plus souvent citée par ceux qui exercent ce métier.

Se renseigner en Loir-et-Cher

Maison départementale de l’autonomie
Téléphone : 02 54 58 44 07
Courriel : accueilfamilial.paph@departement41.fr

C’est le service qui instruit les agréments, accompagne les candidats et met en relation les accueillants et les familles.

Informations vérifiées le 28 août 2026 auprès du conseil départemental de Loir-et-Cher et du portail public pour-les-personnes-agees.gouv.fr.

Sources

Signé

Journaliste

Journaliste spécialisé dans l’actualité locale, je suis depuis plusieurs années la vie économique, sociale et culturelle du Loir-et-Cher. Je m’intéresse particulièrement aux transformations du territoire, à l’emploi et aux initiatives qui façonnent le quotidien de ses habitants. Pour Loir&cher lemag, je privilégie une information factuelle, documentée et ancrée dans les réalités du terrain.

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