Virginie, une maman savonnière
Dans les jardins d’Eline « poussent » des savons tout doux, parfumés aux huiles essentielles. Virginie, la jolie savonnière qui les fabrique artisanalement, n’emploie que des produits purs et naturels. Afin de ne pas dénaturer ces ingrédients nobles, elle fait appel à la saponification à froid.
Quatre produits composent la gamme des savons Dans les jardins d’Eline. Il y a Le Zeste, un savon surgras à l’huile de carthame bio, Karitissime, au beurre de karité bio, Le rouge et noir, aux huiles bio de sésame et carthame et le Précieusement vôtre, à l’huile de caméline bio. Aucune fragrance synthétique dans leur préparation. « Je n’emploie que des huiles essentielles bio et des argiles naturels pour créer les marbrures », explique Virginie Casseron. S’ajoutent aussi des ingrédients comme les pépins de fraises, la poudre de noyau d’olives, « des perles de jojoba pour un effet gommant » et même du café. « Le savon au café est parfait pour enlever les odeurs. J’adore les crustacés mais pas du tout l’odeur qu’ils laissent sur les doigts quand on les décortique. » Avec le savon au café… hop, envolée !
Pour le côté déco, la savonnière de La Chapelle-Vendômoise ajoute flocons d’avoine, fleurs séchées… « C’est tout ce côté créatif que j’aime ! » Une facette limitée toutefois par les normes réglementaires imposées pour la commercialisation. Pour chaque savon, la jeune femme a rédigé un rapport de 40 pages pour justifier de leur non toxicité auprès de l’Agence nationale de la sécurité du médicament. « Je trouve cela tout à fait normal, à un détail prêt : en pharmacie, les effets secondaires sont identifiés et quelque part acceptés, alors qu’en cosmétique, c’est zéro tolérance. »
Une méchante fée nommée « allergie »
Une belle histoire que celle de cette maman de deux petites coquines au joli minois. Presque un conte qui débute mal… mais se termine bien. Sur le berceau de Clémentine puis d’Élise, une méchante fée se penche. Six mois après sa naissance, Clémentine déclenche des allergies. Le médecin la place sous cortisone. « C’était mon premier enfant, j’ai suivi l’avis du praticien. » Le phénomène se reproduit pour Élise avec un traitement identique. « Là, j’ai dit “non”, raconte Virginie. Très « médecine douce », elle se penche sur la fabrication de cosmétiques à base d’huiles essentielles. « J’ai commencé à faire mes propres préparations. » En approfondissant ses recherches, elle découvre la saponification à froid et « le savon qui ouvre une porte de créativité phénoménale. »
Premiers savons
Pour apprendre, Virginie se documente, adhère à une association de savonniers, suit des formations…La jeune femme possède une bibliothèque d’une richesse incroyable. Les bonnes pratiques de fabrication, les règles de sécurité à respecter… tout ce qu’il faut savoir sur le sujet se trouve là. Arrive le jour où elle décide de se lancer. « Tout a commencé dans ma cuisine, une fois les filles couchées » et Caramel, la chienne, sortie. « Pour ma première expérience je n’ai pas fait exploser la maison, j’ai même réussi du premier coup. Trop fière ! » Virginie utilise tout de suite les savons sur ses filles. « C’est comme cela que je suis tombée dans le chaudron il y a plus de cinq ans maintenant et qu’Élise et Clémentine ont échappé à la cortisone », dit-elle en couvant du regard ses fillettes au teint parfait.
Un projet bien mûri
Dès le départ, Virginie envisage de créer sa propre entreprise pour partager avec les autres ses connaissances et leur faire découvrir la qualité de ses produits. Elle suit une formation diplômante de chef d’entreprise dans le cadre d’un congé individuel de formation (CIF) et de l’Ismer. Pour obtenir le précieux sésame, la jeune femme doit soutenir son rapport devant un jury de plusieurs personnes dont des chefs d’entreprise. « Ils m’ont trouvée convaincue et convaincante. » De ce parcours sans faute, Virginie sort major de sa promotion !
Des projets testés et validés
Début 2013, elle se consacre à l’élaboration d’une gamme de produits qu’elle teste auprès d’un panel de consommatrices (merci les copines !). « Cela m’a permis de vérifier la stabilité de mes savons dans le temps et de recueillir leurs impressions d’utilisatrices. » Virginie a ensuite fait valider sa gamme auprès d’un toxicologue, en a fait la déclaration auprès de l’Agence nationale de la sécurité du médicament, au niveau national comme européen. « Le plus difficile ne réside pas dans la fabrication du savon mais dans tout l’environnement administratif et réglementaire imposé. » Un laboratoire aux normes, des emballages conformes au contact alimentaire comme tous les ustensiles employés pour la fabrication, des zones de stockage définies… « Cette partie est complexe. »
Dans le jardin d’Éline
Virginie a créé son entreprise en juin 2013 sous l’enseigne Dans les jardins d’Eline. Éline ? « C’est une concentration des prénoms de mes filles. » Virginie commercialise ses savons depuis octobre dernier « avec un très bon accueil » à la clef. D’une fabrication soignée, chaque savon est découpé à la main et enveloppé dans du papier de soie. Une présentation raffinée et très girly, évocatrice de bains voluptueux !
En savoir plus
www.danslesjardinsdeline.fr (site de vente en ligne)
En vente aussi dans la boutique Aux caprices de Cellettes ou dans le cadre des comités d’entreprise.
© Annette Fluneau



























extraordnaire!!!! belle reussite je te souhaite la plus longue et belle aventure avec tous ces beaux savons et leurs senteurs envoutantes!!!
rambaud