Une vie de karaté

19 J'aime

1 commentaire

Chantal Marmion, présidente de la Ligue Centre de karaté, et sa fille Axelle, en 3e au collège Saint-Joseph de Vendôme, racontent leur engagement.

Les débuts

Chantal : « J’avais entendu parler du code moral, des valeurs… Quelque chose m’attirait, le côté bagarreur, peut-être ? À l’époque, en 1977, peu de filles faisaient du karaté. J’ai dû apprendre avec les enfants ! Et je m’entraînais avec les hommes… »
Axelle : « Je suis née dans le karaté avec un père entraîneur national, directeur technique de la Ligue Centre (un dojo porte son nom à Châteauroux, de son vivant), et avec une mère présidente de la Ligue Centre !

J’ai commencé à l’âge de 6 ans, en CP, je voulais apprendre à me défendre. C’est toujours mieux de savoir répondre. »

Le regard des autres ?

Chantal : « Je suis assistante technique chez Thales. Beaucoup de mes collègues – des hommes – s’y sont fait ! Au début, ça surprend mais ça ne choque plus. On me dit souvent : “T’es un bonhomme, tu fais du karaté.”

La transmission

karate2Chantal : « Axelle est tellement dedans qu’elle aurait pu basculer dans autre chose. On l’a toujours emmenée avec nous, elle se promène à Coubertin comme chez elle ! Elle baigne dans le karaté, à tous les niveaux : entraînements, compétition, on discute avec son père. Mais je suis plus exigeante pour elle, je veux qu’elle fasse encore mieux. J’aime l’avoir avec moi car j’en profite pleinement. J’aime sa façon de voir les choses : pour les cours d’enfants, je lui demande son avis, on échange. »
Axelle : « J’adore enseigner. Avant les vacances de Noël, on a organisé un cours spécial pour les enfants. J’ai cherché des musiques, j’ai pensé à des enchaînements, les enfants ont apprécié…  Quand mes copains me disent : “Ils font quoi tes parents ? » et que je leur réponds, ça surprend ! » Eux n’aimeraient pas cette situation. Mais ça nous rapproche. »

La suite : Axelle va reprendre le flambeau ?

karate3Chantal : « J’ai connu son père au karaté, faut pas rêver ! Ça serait sympa, mais c’est beaucoup trop tôt. »
Axelle : « À 15 ans, j’aimerais essayer d’autres sports et voir le monde aussi, connaître d’autres cultures. Je veux travailler dans le sport, être éducatrice par exemple. Je veux continuer, faire des études générales avec option sport. L’envie de karaté est toujours là, je n’imagine pas ma vie sans, j’arrêterai quand je serai trop vieille. Je ne vois pas mes parents s’arrêter, par exemple, ce sont des icônes ! »

Des regrets ?

Chantal : « J’aimerais jouer de la guitare, mais je n’ai pas le temps. J’aimerais bien nager à nouveau. Ma famille a accepté mon engagement, je ne suis pas très présente aux repas de famille. »

La reconnaissance

En décembre 2011, Maurice Leroy a remis à Chantal les insignes de chevalier dans l’ordre national du Mérite. Ça fait quoi ?
Chantal : « C’est beaucoup d’émotion, une reconnaissance. Je partage cette médaille avec les gens du club, avec ma famille. »
Axelle : « C’est un bon souvenir. Maman m’avait dit : “Il faudra que tu t’habilles bien, que tu mettes une robe !” Ça n’arrive pas tous les jours. Et puis, j’étais fière de dire : “C’est ma maman…”

Plus d’infos au 02 54 80 08 85 – karate-vendome@orange.fr

karate_bandeau

1 commentaire

  1. Bravo ma CHANTAL…IL EST VRAI QUE TA VIE EST DEPUIS LONGTEMPS ASSOCIEE AVEC LE karate…
    que de chemin parcouru depuis tes débuts salle St- DENIS…
    je suis toujours tes exploits, de loin bien sur car je ne participe plus ….

    gilbert..

    mousset, gilbert

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *